Nous publions ici les remarques, les histoires de mer et de vent, les question que vous nous envoyez. Un grand merci à tous ceux qui participent à la vie de ces pages ventées.
Questions
Merci à Fred, à Mireille, à Cathy, à Yann, à Gérard pour leurs aimables commentaires.
Félicitations
pour votre site (...) Je me demandais, par curiosité personnelle, quelle
est la fréquentation d'un site tel que le votre. Mais je ne sais pas si
vous voudrez me répondre (...)
Merci pour vos commentaires. En ce qui concerne la
fréquentation, il n'y a aucun secret. Plus de 5000 personnes ont visité
le site sur les 11 premiers mois de l'année 2001. Ceci représente
près de 22% d'augmentation par rapport à l'année précédente.
Mais attention : ce chiffre doit être interprété. Tous les
visiteurs sont comptabilisés, qu'ils passent 20 minutes sur le site ou
simplement 1 seconde sur la page d'accueil. En fait, près de 40% quittent
le site en moins d'une minute, ce qui indique que le site ne correspond pas à
leur recherche. 65 % viennent depuis un moteur de recherche, 22 % depuis un site
référent (un site qui indique l'adresse de Mistral), les autres
tapent l'adresse du site. Parmi ceux qui viennent depuis un moteur, les principaux
mots clés utilisés sont "Mistral, vent, folklore, météo".
Voilà. Si vous voulez savoir ce que j'en pense, je trouve celà
à la fois énorme (près de 15 personnes par jour tout de
même) pour un site perso sur un sujet difficile, et ridicule par rapport
à d'autres sites sur le net. Ma plus grande déception : le peu
de courriers reçus. Ma plus grande satisfaction : la qualité de
certains courriers, tout à fait passionnants.
Bravo pour votre site
fort intéressant. Nous avons un petit voilier de moins de 7 mètres,
dériveur intégral de plus, et depuis l'an dernier nous venons (par
le canal) de Bretagne en Méditerranée puis Corse. Cependant, le
Mistral nous inquiète et nous fait peur. Nous l'avons subit 4-5 jours
bien abrités en corse et aussi un peu du côté de St Trop
et de Marseille.
Pouvez-vous me dire si ce phénomène est (en général) fréquent en juillet et août. Nous n'aimerions pas nous trouver pris entre Corse et continent par un Mistral imprévu.
Autre chose, en arrivant très tôt le matin à Port-La-Nouvelle en venant de Marseille, nous avons été surpris par un fort vent arrière qui nous a propulsés (un peu trop vite à notre goût) dans une entrée de port fort agitée. Ce vent d'est est-il habituel ? A-t-il un nom particulier ?
La Méditerranée bien nouvelle pour nous est merveilleuse mais sa météo bien loin de nos dépressions bretonnes m'inquiète beaucoup.
Merci pour vos aimables commentaires. En été,
disons du 15 juin au 15 août, la fréquence des coups de Mistral
est au plus bas. C'est la période où il y en a le moins, ce qui
ne veut pas dire qu'il n'y en a pas. Il importe d'écouter attentivement
les bulletins météo, tous les jours, trois fois par jour. Il faut
prendre du recul par rapport aux prévisions pour se faire une idée
de l'évolution du temps, c'est pourquoi il est essentiel de ne rater aucun
bulletin, quitte à mettre le réveil pour celui du matin ou différer
l'heure de l'apéro pour celui du soir. Il est conseillé de noter
les prévisions sur un cahier (ou mieux, sur le journal de bord), ou au
minimum la "situation générale", la direction de vents
prévus et les pressions. Toute différence entre ce qui est prévu
et ce qui est ensuite constaté doit vous mettre en alerte, l'évolution
pouvant être très rapide. En été, des "conditions
anticycloniques à faible gradient de pression" sont signe de beau
temps, avec des vents nuls ou faibles au large, et des brises côtières.
A ce propos, la navigation de nuit dans ces conditions en Corse est féérique,
avec des brises de terre force 1 et l'odeur du maquis plein les narines !
L'arrivée d'un dépression (pertubation d'origine polaire ou océanique)
dans ces conditions est assez facile à comprendre et à interpréter
: le vent va s'établir au sud-est, le ciel se couvre, il pleut ou il va
pleuvoir, puis le vent vire au sud-ouest et ensuite au nord-ouest (Mistral).
Parfois, la saute de vent passe directement du sud-est au Mistral. C'est la classique
saute au nord-ouest, des conditions que vous connaissez bien en Bretagne et qui
sont identiques; le vent "remonte" derrière le front. Un minimum
relatif se creuse sur le golfe de Gène ou le nord de la Corse. La seule
difficulté dans ce schèma classique et la rapidité avec
laquelle tout cela peut se produire, déconcertante pour le navigateur
breton. Ici, le Mistral est généralement bien annoncé par
les services météo.
Mais le Mistral peut aussi se déclencher autrement,
avec le creusement d'un minimum sur le golfe de Gène (cylogénèse)
et des hautes pressions relatives sur la France continentale. Aucun système
nuageux particulier ne permet au plaisancier de le prévoir, pas plus que
les indications du baromètre du bord. L'établissement du vent peut
dans ce cas se faire en quelques instants. Lorsque cela se produit en été,
c'est la "débandade", affolement général et route
directe vers le port le plus proche, saturé bien entendu. Météo-France
"récupère" la situation par des B.M.S. avec début
de validité "immédiate", qui ne font que confirmer ce
que tout le monde constate.
De manière générale, il faut être alerté par
une baisse du champ de pression sur l'est du bassin, même minime. Ainsi
une pression de 1016 Hp vers Sète et 1013 Hp vers Antibes (par exemple),
si elle semble faible, est pourtant une situation d'alerte, à surveiller
attentivement.
Puisque nous parlons pression, il faut dire aussi que l'évolution de l'aiguille du baro sur le bateau est peu significative l'été en Méditerranée, ce qui là encore est déconcertant lorsqu'on vient de l'Atlantique. Ce qui importe, c'est de s'informer de la pression sur l'ensemble du bassin. A bord, on constate souvent des différences de plusieurs Hp entre le matin et le soir de la même journée, sans aucune modification du temps. Il ne faut pas s'en inquièter.
En ce qui concerne le vent d'est vers Port-La-Nouvelle, nous manquons d'éléments. Les vents de secteur est soufflent classiquement à l'avant d'une perturbation (comme chez vous !). Ils sont plutôt SE d'ailleurs. Comment était le ciel ? Le vent a-t-il viré par l'ouest ensuite ? Pour identifier ce vent, il faudrait obtenir de Météo-France une carte météo sur la France ce jour là, avec les champs de pression et les fronts. C'est une recherche possible, mais assez onéreuse. Dans cette région, il existe un vent local nommé Autan (du latin altanus : vent de haute mer). Mais il est plutôt SE, plus fréquent en automne qu'en été. C'est un vent chaud, de modéré à fort.
Bon vent !
Désirant m'installer
dans le sud de la Drôme ou le nord du Vaucluse, j'aimerais connaître
les bourgs et villages les plus protégés du Mistral ! Je sais que
ça existe, il suffit de trouver une petite enclave et ça m'embêteait
de m'installer à 5 Km d'un endroit nettement moins ve,teux ! Merci pour
le max d'infos.
Merci pour votre courrier. Nous ne connaissons pas la réponse à cette question, mais l'appel aux internautes est lancé !
On me dit qu'il n'y a
pas de Mistral sur la côte d'Azur, d'où son succès en population "haut de gamme".
Désirant aller habiter dans le Sud mais étant indécis quant à l'endroit, pouvez
me dire ce qu'il en est dans l'Herault par rapport au Sud-Est ?
L'idée selon laquelle le type de population de la côte d'Azur serait liée à l'absence de mistral est originale, et mériterait sans doute à être étudiée plus avant... En ce qui concerne le mistral, tout dépend où vous faites commencer la côte d'Azur. A Saint-Tropez, le mistral souffle, mais bien plus rarement à Nice. C'est fonction de la position de la dépression dite du golfe de Gênes. Et dans l'Hérault, mistral-tramontane sont bien vivants. Mais il y a tellement de différences entre le climat de Nice et de Montpellier ! A une petite échelle, et en exagérant un peu, on pourrait dire que le climat est méditerranéen à Nice et quasiment continental à Montpellier, où les hivers sont bien plus froids !
En Catalogne, les vents
sont :
Moi, je vis à Londres, où il tire des vents de toutes directions et où il pleut la plupart du temps. Intéressant de communiquer avec des gens qui s'intéressent aux vents méditerranéens.
Lyall
Merci.
Il existe un site,
américain je pense, qui recense toutes les données météo enregistrées par soit
des bouées immergées, soit par des navires de commerce. Si ça vous intéresse
le site est le suivant : www.ems.psu.edu/cgi-bin/wx/offshore.cgi,
il y a des données sur le monde entier, ainsi que sur la Méditerranée,
ou la station identifiée par le sigle FNCI est à moins de 50 milles de ma station
d'étude, ce qui est super. Les données arrivent toutes les heures, avec des
trous évidemment à certaines stations (pour la FNCI il doit y avoir trois ou
quatre données par jour). Ces données sont archivées 48hOO et sont très facilement
importables sur fichier txt ou xls. Il y a le vent (vitesse et direction), T°eau,
T°air, pression, hauteur de vague, période de la houle et quelques autres paramètres
mystérieux, c'est donc un site très intéressant, et qui plus est gratuit, peut-être
vous intéressera-t-il. Amicalement.
Bien sur que cela nous intéresse ! Merci.
Possédez-vous des photos
satellite?. Comment peut-on prévoir le mistral à partir de cartes satellites
?
Pour la France, vous trouverez des photos de meteo-sat
sur le site de Météo-France http://www.meteo.fr
Météo-France y publie 2 images par jour, ce
qui permet de suivre l'évolution.
Sur ces photographies, on voit parfaitement les masses nuageuses, et on peut
deviner la présence d'une dépression à l'enroulement de ces masses autour du
centre de la dépression. La consultation de plusieurs photographies prises à
des heures différentes (0h00, 06h00, 12h00, etc.) permet de suivre le déplacement
des masses nuageuses et des dépressions.
Ces images étant protégées par la loi sur la propriété industrielle, nous ne
pouvons les utiliser sur ce site et vous invitons à les consulter chez Météo-France.
Quand à prévoir le mistral à partir de ces photo, et seulement à partir de ces
photos, c'est une autre histoire... Avec beaucoup d'habitude, et en extrapolant,
on pourra "reconnaître" une situation de déclenchement de mistral, mais cela
reste une méthode empirique. Il manque à la photo sat. les mesures de pression
(hpa), qui sont évidemment essentielles pour la prévision, ainsi que
les mesures de température et de taux d'humidité.
Il faut savoir qu'en dépit des moyens considérables mis en oeuvre, les prévisions
des services météo concernant le mistral sont très imprécises. Météo-France
se trompe fréquemment dans ses annonces de mistral, surtout en ce qui concerne
les coups de vents (force 8 et plus). Soit le coup de vent n'est pas annoncé,
ou seulement quelques heures à l'avance, soit le coup de vent annoncé ne se
produit pas, ou se produit bien plus tard que prévu. Quand à Météo-Consult,
qui calcule ses prévisions sur un maillage différent, il vaut mieux ne pas en
parler... Merci pour votre question
Vous dites que mistral
vient du provençal maestral qui veut dire magistral. Ne pensez vous pas que
l'origine est plus ancienne et différente puisque l'on retrouve un chenal de
la mer de Norvège qui a des courants très rapides et qui s'appelle Maelström
? C'est tout de même bien loin de la Provence.
Nous ne pensons pas qu'il existe de rapport entre ces deux mots. Maelström vient du néerlandais malen, qui signifie moudre, broyer et strom qui veut dire courant. Il désigne à notre connaissance un courant giratoire violent qui se manifeste en mer de Norvège par fort vent d'ouest. Voici ce que donne le dictionnaire étymologique Larousse pour mistral : mistral (...) rare avant 1798 (...) mot provençal moderne, de l'ancien provençal maestral, "vent maître", de maistre, maestre (maître)
Vous aimez le vent et
les mots ? Allez donc prendre l'air à l'adresse suivante : http://www.ballons-par-millions.com/vents/pages/ecran1.htm
et voyagez sur alizés, autan, chinook et autres courants... Bonne Balade
Bonsoir, savez vous que
le mistral enchante les pilotes de planeur, puisque par ce type de vent des
gains d'altitude très importants sont régulièrement effectués sur nos massifs
alpins du sud est : Le Lubéron, la montagne de Lure, le Pic de Bure, et en fonction
de la réglementation aérienne il n'est pas impossible de dépasser 7.000 m d'altitude
soit un gain réel de plus de 6.000 m. Je ne peux que vous inviter, si vous ne
l'avez jamais fait de vous rendre un jour de mistral sur l'un de nos aéro-clubs
de la région (Vinon sur Verdon par exemple), et si vous ne craignez pas d'être
secoué dans les basses couches, dès que le planeur parviendra dans la zone d'écoulement
laminaire du vent (soit généralement vers 2.000 m) alors tel un ascenseur le
planeur montera verticalement et face au vent a une vitesse qui parfois atteint
5-6 et plus mètres par seconde... A bientôt peut être dans l'onde, puisque c'est
ainsi que l'on appelle ce type de vol.
Merci pour votre courrier, qui nous a particulièrement fait plaisir, puisqu'il aborde une "utilisation" du mistral dont nous n'avions pas encore parlé, faute de compétence et de correspondant. C'est donc fait grâce à vous. Une question en retour, si vous le permettez, au sujet d'une phrase de votre message : "alors tel un ascenseur le planeur montera verticalement et face au vent " Dans ce cas, quelle est la vitesse horizontale de l'appareil ? Quelle est sa vitesse horizontale par rapport au sol et quelle est sa vitesse relative (par rapport à l'air) ? Comment peut-il tenir en l'air ? Quelle est la portance ? Que se passe-t-il si le vent faiblit tout à coup ? Questions de néophyte, certes, qui vous amuserons sans doute, mais nous aimerions comprendre... Merci encore
En vol, dans l'onde, la réponse à notre question :
Lorsque le vent est fort, et régulier (c'est bien les caractéristiques du mistral),
et qu'il rencontre un obstacle tel qu'un massif les particules d'air sont comprimées
dans la partie "au vent" de la montagne, et soulevées pour enfin passer la crête
en force. La masse d'air a tendance à s'effondrer alors du coté sous le vent,
mais les particules d'air qui la composent vont retrouver leur niveau antérieur
en fonction de leurs caractéristiques propres (température- humidité). Ce phénomène
physique se répercute verticalement à l'ensemble de la masse d'air, tandis que
sur le plan horizontal comme un ballon que l'on laisse tomber, l'effet "rebond"
s'atténue progressivement, comme le fait sur un plan d'eau l'onde émise par
un caillou qu'on y a lancé. Voilà pour le coté technique.
En pratique le pilote du planeur aura analysé l'orientation de vent par rapport
au massif, et viendra soit en vol libre soit remorqué par l'avion, chercher
sous le vent de la montagne la plage où les particules d'air s'élèvent.
Cette zone que l'on appelle un ressaut, est étroite aussi il s'agit d'y rester,
et pour cela il ne faut ni avancer, ni reculer. Pour cela le pilote adopte une
vitesse air voisine de celle du vent. C'est très souvent possible d'étaler les
2 vitesses, car la vitesse de sustentation des planeurs modernes est voisine
de 75/80 km/h. Si le planeur avance plus vite (vent à son altitude plus faible)
ou s'il recule, il lui faudra revenir dans le ressaut rapidement sinon gare
à la chute.
En effet si dans les ressauts les vitesses verticales moyennes sont de 3 à 5
m par seconde, avec des pointes qui montent jusque 10 m/s il ne faut pas oublier
que nos particules chutes dans leur mouvement de rebond, et derrière comme devant
le ressaut on trouve des vitesses de chute verticales identiques.
Le pilote qui prend tardivement sa décision a tôt fait de perdre 1000 m d'altitude
en 3/4 minutes. Vu du sol on pourra donc observer notre planeur un vol stationnaire
si le vent est fort, lorsqu'il est face au vent ou lui trouver une très grande
vitesse s'il fait un cap à 180° du lit du vent.
Mais dans ces 2 phases de vol, l'anémomètre continuera à indiquer la même vitesse
air (ex : 85 km/h). Les variations de la vitesse du vent n'ont aucun effet sur
les caractéristiques de vol de notre planeur, car il évolue dans la même masse
d'air. Voilà en quelques lignes compliquées la description d'une situation qui
se vit mis "en vol", ce que je vous invite à faire dès que possible. Rendez
-vous à Vinon sur Verdon à l'Association Aéronautique Vinon Alpilles. A bientôt.
Le mistral a-t-il des
surnoms en fonction de sa puissance ? Le terme "mistralet" est-il utilisé ?
Bertrand.
On parle en effet de mistralet lorsqu'il souffle modérément. mistralet s'oppose alors à mistrau, son nom en provençal, qui signifie magistral (le vent magistral). Merci pour votre courrier.
Bonjour, je suis un
cyclo-touriste canadien; je veux faire un voyage de Marseille à Toulouse, en
mai 1999. Je vais donc longer la côte direction est-ouest... Vais-je combattre
les vents ou les avoir dans le dos? Serait-il préférable de voyager de Toulouse
à Marseille? Le mistral est-il un facteur en mai? Merci à l'avance. Jean-Claude
Bienvenue en Provence et merci pour votre courrier. Le mistral est un vent de Nord-Ouest à Nord, et c'est le vent dominant en Provence. Si vous roulez vers l'ouest, il vous sera donc défavorable. D'autre part, les routes auraient plutôt tendance à descendre de Toulouse vers Marseille. Le mistral peut être violent au printemps, mais il est en général d'assez courte durée.
Pour ce qui est du vélo, mon cher jean-claude, je dois vous faire une confidence. Il est vrai que si vous faites Marseille - Toulouse par temps de mistral, vous allez galérer, cela vous prendra plus de temps que prévu, et vous garderez peut-être un souvenir mi-figue mi-raisin (comme on dit chez nous) de votre épopée. Mais il vous faut aussi savoir que si vous faites le chemin inverse (Toulouse - Marseille) par vent d'est à sud-est (le deuxième vent dominant en Provence et Languedoc), ça ne sera pas mieux, et peut-être même la pluie s'en mêlera ! Je ne dis pas tout ça pour vous décourager, vous avez aussi de bonnes chances d'avoir du grand beau temps ! Mais si statistiquement le mistral et la Tramontane sont plus fréquent que le Marin et le vent d'Autan, vous n'êtes pas à l'abri. Heureusement, les vents d'est à sud-est sont rarement aussi violents que ceux de nord à nord-ouest, mais ça arrive. Conclusion, choisissez un sens arbitrairement à l'avance, et vous verrez bien. L'avantage en mai, c'est qu'il ne fait jamais très chaud ni très froid : la journée ça donne du (10) 15-25 (30) degrés, et la nuit ou le matin tôt cela varie entre 5 et 15° en général. Bon vent à vous donc, et sachez que, de toute façon, c'est parfois la dureté du périple qui fait la grandeur des souvenirs... Errol Vela
Nous
avons reçu d'un internaute un texte sur les anticyclones mobiles polaires, qui
est publié dans son intégralité dans une page spéciale. Ce courrier a suscité
plusieurs réactions que vous pourrez lire à partir de cette page AMP. Détail
Désirant m'installer
dans le Var, je recherche des "coins" abrités du mistral.
Difficile en vérité de répondre à cette question. Dans une même localité, un quartier peut être très exposé au mistral, et un autre parfaitement protégé. Si vous visitez le département, un bon "truc" consiste à chercher les mimosas. Ce arbre est "brûlé" par le mistral, donc si vous trouvez de magnifiques mimosas, l'endroit est certainement abrité du vent.
Débutant sur Internet,
je suis stupéfait par ses possibilités. J'ai lu avec intérêt votre site. Pouvez-vous
me dire quelle est l'origine du mot mistral ?
Oui. mistral vient du Provençal maestral, qui signifie magistral. Merci d'avoir visité le site.
Félicitations pour votre
site (...). Bravo d'avoir précisé que les rafales de vent ne peuvent être exprimées
en force Beaufort. Plaisancier, je vois avec irritation les prévisions d'un
certain organisme météo que je ne citerai pas par charité comporter régulièrement
des phrases comme : "vent de sud-ouest force 5, rafales force 7". Cela ne veut
en effet rien dire. Mais (...) vous oubliez de préciser que le vent est toujours
mesuré à 10 mètres d'altitude.
Merci pour vos commentaires. La vitesse du vent est influencée par le frottement de l'air en mouvement avec le relief terrestre. Cette influence est d'ailleurs complexe et s'applique non seulement sur la vitesse mais également sur la direction du vent. Par convention, les stations de mesure météo donnent la vitesse du vent à 10 mètres de hauteur (au dessus du sol) et non pas d'altitude (au dessus du niveau de la mer). Merci de nous l'avoir rappelé.
Votre site sur le mistral
parle surtout de la mer. Ce vent est-il à votre avis moins important pour ceux
qui ne sont pas marins ?
Le vent est un phénomène météorologique particulier,
en ce sens qu'il est perçu différemment selon qu'on exerce ou pas une activité
qui en est tributaire ou au moins qui est influencée par lui.
La pluie, par exemple, concerne à peu près tout le monde de la même façon. Elle
est assimilée à du mauvais temps.
Il en va différemment du vent, et en particulier du mistral qui s'accompagne
souvent d'un ciel lumineux. Ainsi par fort mistral, le citadin parlera de beau
temps quand le marin dira qu'il fait très mauvais temps. C'est donc logiquement
autour de la mer et des marins que se sont développés un folklore et une connaissance
du mistral.
Mais vous avez raison, d'autres activités sont concernées par ce vent.
Les pompiers, qui ont à luter durement lorsqu'il attise les feux de forêt, les
aviateurs, qui sont des navigateurs comme les marins, sont deux exemples qui
nous viennent à l'esprit. Et les peintres, et les photographes, qui lui doivent
la lumière si particulière du ciel, la nature, pour laquelle il est le principal
facteur d'érosion, les bâtiments qu'il dégrade...
Il faisait aussi tourner les ailes des moulins à vents, il chasse aujourd'hui
la pollution de l'air. Si nos pages sur le mistral suscitent un peu d'intérêt
chez les internautes, nous auront à cœur de les développer en ce sens. Nous
attendons la participation de chacun.
Pourquoi la dépression
se bloque-t-elle sur le golfe de Gènes lors de la formation du mistral ?
Un certain nombre de raisons, géographiques et climatiques, tendent à créer une situation dépressionnaire au sud des Alpes et des Apennins. Plutôt que de répéter ce qui a été bien écrit, nous vous renvoyons sur le site de FROGGY : http://www.windclub.com/lesson06.htm qui donne une très bonne analyse très technique. Sans doute y trouverez-vous réponse à votre question, dont nous vous remercions.
Pas trouvé sur votre
(...) site, le terme de "mistral noir". Je crois me souvenir d'un dossier dans
un ancien numéro de Voiles & Voiliers citant les différents types de mistral.
Si vous pouviez donner des précisions j'en serais ravi.
Le mistral a la réputation (méritée) de « nettoyer » le ciel en chassant les nuages. Les ciels bleus lumineux de Provence par temps de mistral ont fait le bonheur des peintres, des photographes, et des... Provençaux. C'est le cas le plus fréquent, on parle alors de mistral (à Marseille) ou de mistral blanc (dans les livres). Quand le mistral est-il blanc ? Lorsque l'air froid est d'origine continentale, c'est à dire sec et stable, et aussi lorsque le mistral souffle à l'arrière d'une perturbation qui s'évacue (classique saute au Nord-ouest).
Mais lorsque l'air froid est humide et instable (origine maritime), le mistral souffle dans un ciel couvert de nuages bas, avec un temps à grains. Le champ de pression ne remonte pas sur la Méditerranée, le temps reste pourri avec de multiples fronts froids secondaires : c'est le mistral noir :

Je me souviens d'une arrivée en voilier à Port-Camargue à Pâques, le mistral (noir) soufflait en violentes bourrasques et... il neigeait. Merci pour votre question et pour votre aimable commentaire.
Est-il vrai que le mistral
a renversé un wagon de chemin de fer ? Cela se serait passé il y a environ 50
ans...
Nous connaissions le mistral qui fait voler les ânes,
qui arrache les cornes des taureaux de Camargue, mais pas qui renverse les wagons.
Intrigués tout de même par la précision (?) que vous apportez sur la date, nous
avons contacté la SNCF qui nous a immédiatement répondu (bravo). Voici cette
réponse :
"La documentaliste de la VIE DU RAIL pourra vous renseigner au mieux, je vous
donne leurs coordonnées : La Vie du Rail 11 rue de Milan 75009 Paris Tél. :
01-49-70-12-00 Fax : 01-42-81-92-61"
Bonne chance !
2 ou trois petites précisions
(ou commentaires) : Vous présentez le mistral comme un vent de secteur nord-ouest
mais en fait tout dépend de l'endroit où on se trouve car sa zone d'influence
monte assez facilement dans l'Ardèche et dans la Drôme (donc peut-être un peu
plus haut que vous ne l'indiquez) et dans cette région il est plein nord ! Il
n'y a qu'à regarder les arbres sans tuteur pour se rendre compte qu'ils s'inclinent
franchement vers le sud sous la force du vent.
Vous dites que le mistral et la tramontane sont un même vent, or cela ne me
semble pas tout à fait exact. Je m'intéresse assez à la météo et parfois les
observations indiquent (assez rarement je l'avoue) des rafales de tramontane
WNW jusqu'à 70 Km/h sur le Roussillon (au cap Béar précisément) alors que la
Camargue (Arles le cas échéant) n'en ressent pas les effets (qui finissent le
plus souvent par se faire sentir, mais quelques heures plus tard).
On entend souvent dire à la télé, à la radio et même sur les bulletins de Météo
France que le mistral va "dégager le ciel" de nos régions. Je me suis souvent
interrogé sur ces propos. Viennent ils du fait que lorsque le mistral souffle,
le soleil n'est jamais bien loin (du fait de la dorsale anticyclonique) ou de
cet effet visuel qui montre les nuages balayés par ses fortes rafales ? Ou alors,
le mistral provoquerait-il un véritable assèchement de l'air, et donc diminuerait
sur nos régions les formations nuageuses d'une dépression s'éloignant vers l'est
?
Merci pour vos commentaires. Comme nous l'écrivons dans
notre page "Météo", le mistral est un vent de NW à N et tout dépend, comme vous
l'écrivez avec raison, de l'endroit où l'on se trouve. Dans votre région, dans
la vallée du Rhône, le mistral souffle franchement du Nord. A Marseille, il
vient du NNW (340° à peu près). Entre Corse et continent et dans le golfe du
Lion, il est NW. Sur la côte Ouest de la Corse, il vient souvent de l'Ouest
ou du sud-ouest, en fonction de la position de la dépression dite du golfe de
Gênes.
mistral et Tramontane sont deux noms différents pour le même vent, météorologiquement
parlant; nous vous le confirmons sans hésitation et sans l'ombre d'un doute.
Mais le mistral (nous utiliserons ce nom) n'est pas toujours un vent généralisé
à l'ensemble de la Méditerranée. Il arrive qu'il ne souffle que localement.
Ainsi, l'été, il est fréquent que le mistral souffle dans la vallée du Rhône,
en Camargue et pas du tout à Marseille ou au cap Béar. Cela se produit même
par conditions anticycloniques, ou en cas de dépression thermique en Méditerranée.
En ce qui concerne la dernière partie de votre courrier, nous y avons déjà répondu (voir la question sur le mistral noir). C'est votre dernière supposition qui est la bonne, à ceci près que le mistral ne "provoque" pas un assèchement de l'air, mais correspond à une invasion d'air froid, sec et stable, d'origine continentale. La masse d'air ne devient pas plus sèche, elle est remplacée par une autre masse d'air, qui elle est froide (stable) et sèche, d'ou l'absence de condensation et donc de nuages. La position de la dorsale anticyclonique n'a pas d'importance dans cette affaire, et d'ailleurs anticyclone ne rime pas forcément avec soleil... Merci encore d'avoir bien voulu participer à la vie de ce site bon vent.
Gérard de Paris (sorry,
my keyboard doesn't speak french) offered a proverb. I know a different version
: Red sky at morning, sailors take warning. Red sky at night, sailors' delight.
Pour ma première connexion
sur Internet, je suis arrivée sur votre site (...). Je suis étudiante en maîtrise
et je recherche des contacts, des documents sur un sujet proche du mistral :
il s'agit de la brise en montagne. Je dois étudier ce phénomène. Je fonde de
gros espoirs sur Internet et sur l'échange pour m'aider. Bérangère, Vienne (38)
Merci pour vos commentaires. Les brises de montagne sont des systèmes de courants d'air thermiques, comme la brise de mer. Si vous écrivez un mémoire sur ce sujet, nous le publierons avec plaisir.
Vous écrivez que la rotation
de la terre a une influence sur la direction du vent. Pouvez-vous préciser ?
Merci pour vos commentaires. Le mistral est un vent "local",
généré par les systèmes dépressionnaires expliqués dans notre page Météo. La
rotation de la terre génère une force découverte par le mathématicien français
Gaspard Coriolis (1792-1843) et qui porte son nom.
La force de Coriolis dévie vers la droite tous les mobiles en déplacement dans
l'hémisphère Nord, vers la gauche dans l'hémisphère Sud (elle est nulle à l'équateur).
Les vents, qui sont des masses d'air en mouvement, subissent la force de Coriolis
et sont déviés en conséquence. Lorsque le vent tend à souffler vers le centre
d'une dépression, il est dévié vers la droite.
Autour d'une dépression, le vent tourne donc dans le sens inverse des aiguilles
d'une montre (hémisphère Nord). Dans un anticyclone, où le vent tend à souffler
depuis le centre, il est dévié vers la droite et tourne dans le sens des aiguilles
de la même montre (hémisphère Nord).
Pour d'autres informations sur la force de Coriolis, vous pouvez lancer une
recherche sur Internet (nombreux sites scientifiques en Anglais).
Bonjour, je fais un travail
et j'aurais besoin d'informations sur les noms des vents : - Vent d'ouest dans
le midi - Vent frais de nord-ouest qui souffle sur le Jura - Vent à composante
verticale descendante qui s'écoule sur les flancs de la calotte glacière du
Groenland. Merci.
Bonjour. Dans le Midi de la France, les principaux vents sont le mistral ou tramontane (NW à N) et le marin (SE à SW par le Sud). Dans cette région, sur 100 cas de vent supérieur ou égal à 30 nœuds, on note :
Le grégal, ou levant (en Provence) ou levanter (en Catalogne)
est un vent de NE, parfois assez violent. Nous ne connaissons pas de nom particulier
au vent d'ouest. A Marseille, les vieux pêcheurs l'appelaient traverso ou narbounes,
mais ce sont des noms en langue provençale qui ne sont plus guère utilisés.
Les marins parlent de vent d'ouest, tout simplement.
Nous connaissons mal le Jura. Comme dans toutes les zones de montagne, le vent
froid de secteur nord s'appelle la Bise. Mais nous supposons que vous recherchez
une information plus précise.
Au Groenland, le vent violent qui descend du pôle se nomme Blizzard. C'est,
comme vous le savez, un vent très violent (jusqu'à 250 Km/h) et très froid,
souvent chargé de neige.